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25 October 2023

En route vers le zéro déchet dans la construction

Plus d’1/3 des déchets produits en Belgique sont issus des activités du bâtiment  

Il s’agit en effet d’un des secteurs qui produit le plus de déchets chaque année avec 20 millions de tonnes de différents types à gérer (Statbel). Avec pour conséquence un impact environnemental sérieux et une perte nette de valeur économique. 

Des enjeux environnementaux en cohérence avec les missions du groupe Terre

Les activités du groupe Terre s’inscrivent dans des filières de production respectueuses des ressources naturelles, comme la récupération de matériaux de construction. Lors de travaux de rénovation et de démolition, de nombreux éléments sont éliminés alors qu’ils pourraient être réemployés. BatiTerre, entreprise du groupe Terre, y voit l’opportunité de valoriser des matériaux de réemploi dans une approche circulaire et durable 🏗

Communiquer pour activer l’innovation 

🔗 Le secteur de la construction est une longue chaine qui fait intervenir de nombreux corps de métiers spécifiques, de l’architecte à l’entrepreneur en passant par les négociants en matériaux ou encore les acteurs de la filière du réemploi comme BatiTerre. La communication et la collaboration entre les acteurs y sont d’autant plus essentielles, en particulier en phase d’innovation.

En participant à l’événement wallon « En route vers le zéro déchet dans la construction » - BatiTerre a rejoint d’autres entreprises innovantes et des professionnels du secteur pour partager leur expertise, lever les freins et connaitre les contraintes des parties prenantes pour mettre en œuvre de meilleures pratiques de gestion des déchets et de réemploi dans la construction

Faire des nouvelles méthodes, la norme

Utiliser des matériaux de réemploi dans les chantiers n’est pas un projet fou. La démarche est bien sûr facilitée si cela a été prévu lors de la conception du projet et apporte un avantage économique certain. BatiTerre assure la remise sur le marché de matériaux de qualité, comme des panneaux OSB, prises de courant, planchers, sanitaires... Cela nécessite de la minutie dans les processus de démolition et s’accompagne de manutention, de transport, de stockage et de reconditionnement.

Conscient des enjeux écologiques et de l’importance de fournir une information fiable, BatiTerre s’est en plus spécialisé dans la consultance et l’accompagnement des acteurs du secteur afin de les aider à concrétiser leurs démarches en matière d’inventaires réemploi et pré-démolition. 🤝

Enjeux de demain

En veillant à rester dynamique et porteur de projets innovants, le groupe Terre poursuit son engagement dans les « métiers de demain » : des domaines pertinents en matière d’avenir et d’emplois, en cohérence avec ses missions.

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21 October 2021

Recyclage ou réutilisation des vêtements ? Un enjeu de taille !

Le 15 septembre dernier, les entreprises sociales Les Petits Riens, Oxfam Solidarité, Terre asbl et Wereld Missie Hulp, en collaboration avec la Fédération RESSOURCES, organisaient à Bruxelles un séminaire sur le thème de la Responsabilité Elargie des Producteurs (REP) textile. Destiné principalement aux professionnels du secteur et aux pouvoirs publics, ce séminaire abordait une question qui nous concerne tou·te·s, puisqu’il était question de la fin de vie de nos vêtements et de son impact sur le plan environnemental et social. Alors que certains présentent l’économie circulaire comme une solution miracle, on se penche sur la différence fondamentale entre réutilisation et recyclage.

Responsabilité Élargie des Producteurs, de quoi s’agit-il ?

Le principe est simple : il consiste à demander à ceux qui produisent un vêtement – ou n’importe quel autre produit – d’être responsable de sa fin de vie, c’est-à-dire d’organiser ou de financer la collecte et le traitement des produits qu’ils ont mis sur le marché.

Actuellement, en Belgique, un tel système est déjà en place pour les emballages : Fost Plus est l’organisme agréé pour gérer les collectes et le recyclage des emballages. Il est financé par les metteurs sur le marché d’emballages ; ce qui lui permet de financer à son tour les collectes et le recyclage des emballages.

En matière de textile, il n’existe encore rien de tel en Belgique. Mais cela ne saurait tarder puisque l’Europe exige de tous ses états membres qu’ils mettent en place une collecte sélective de textiles d’ici 2025.

En France, un système de Responsabilité Élargie des Producteurs de textile existe depuis 2007. Sa mise en place a eu lieu à un moment où la récupération textile subissait une de ses plus graves crises : depuis quelques années, les vêtements low cost fabriqués en Asie déferlaient partout dans le monde et concurrençaient les vêtements de seconde main, entraînant pas mal de faillites parmi les entreprises de récupération. Sous l’impulsion du Relais, cette REP a été instaurée dans le but d’aider les récupérateurs à passer la crise, mais aussi de développer la récupération textile en France dont le territoire n’était pas aussi bien couvert en matière de bulles à textile que la Belgique, les Pays-Bas ou l’Allemagne par exemple.

Entre 2007 et aujourd’hui, le contexte a changé : nous sommes aujourd’hui dans logique d’économie circulaire où les déchets deviennent de la matière première. Dans ce contexte, la mise en place d’une REP textile pourrait avoir pour vocation de permettre aux metteurs sur le marché d’avoir de la matière première pour refabriquer des vêtements neufs, d’autant plus que la recherche en matière de recyclage textile a très fortement évolué. Auparavant, seul un procédé mécanique permettait de récupérer les fibres textiles afin de les recycler, ce qui limitait fortement les possibilités. Aujourd’hui, il existe un procédé de défibrage chimique offrant plus de possibilités de trier les fibres, de les réorienter par types avant d’en refaire de nouveaux fils.

Le recyclage des textiles, fausse bonne idée

Si, a priori, ces nouvelles possibilités de recyclages des textiles peuvent être perçues comme une bonne nouvelle, il faut toutefois les prendre avec des pincettes. Dans les pays où une filière de récupération des vêtements est en place, le textile est le seul flux de déchets à atteindre un taux de réutilisation de plus de 50 %. Or, si on se réfère à l’échelle de Lansink qui hiérarchise les différents traitements des déchets, il est clair que la réutilisation est préférable au recyclage.

Echelle de Lansink

Si la mise en place d’une REP textile oriente le flux textile vers ces filières de recyclage qui se développent de plus en plus, elle mettrait probablement fin non seulement à la réutilisation, mais également aux nombreux emplois qui y sont liés. La filière de valorisation textile est en effet un très gros pourvoyeur de main-d’œuvre. Elle serait donc catastrophique tant sur le plan environnemental que social.

Réutilisation versus recyclage

Pourtant, nous avons des raisons de craindre que la future REP privilégie le recyclage. En effet, pour rester dans une logique de croissance qui nécessite toujours plus de matières pour continuer à produire tant et plus, il sera nécessaire d’aller rechercher les fibres textiles dans les fibres usagées. Il en va du textile comme de n’importe quel autre produit : les ressources de la planète s’épuisent, le recyclage est indispensable pour poursuivre cette logique de croissance qui ne respecte ni l’environnement, ni les emplois en place.

L’industrie du réemploi est une industrie légère, à haute densité de main-d’œuvre alors que celle du recyclage est lourde en équipements et très faible en densité de main-d’œuvre. Ce sont deux filières fondamentalement différentes : les vêtements destinés à la réutilisation doivent être collectés à la main, ils doivent ensuite être examinés sous toutes leurs coutures afin de les aiguiller vers les bons marchés de seconde main. Leur valorisation (leur prix de vente) en tant que vêtement de seconde main permet de payer toute cette main-d’œuvre, ce que ne permettent pas les matières destinées au recyclage dont les prix de vente sont bien inférieurs. À titre d’exemple, un t-shirt de marque vendu neuf à 45€ se vendra 15€ en seconde main, mais à peine 0,015€ lorsqu’il est destiné au recyclage.

Pour les récupérateurs d’économie sociale, acteurs majoritaires de la collecte des textiles en Belgique, la mise en place d’une REP textile est donc un enjeu de taille. Ils souhaitent travailler en coopération avec les autres parties prenantes afin que la solution qui sera mise en place pour la gestion de la fin de vie des textiles en Belgique soit la plus favorable possible, que ce soit au niveau environnemental, social ou économique. C’est ce message qu’ils ont tenu à faire passer lors du séminaire du 15 septembre dernier.

Geneviève Godard
d'après une interview de William Wauters

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19 May 2020

Réemployer les matériaux de chantier, enjeu d’avenir

BatiTerre, notre projet-pilote de réemploi de matériaux de construction développé avec la coopérative BATIGROUPE SCRL, se développe à Bruxelles.

Avec, pour enjeu, la création d'emploi pour des personnes éloignées du marché traditionnel du travail.

Pour en savoir plus, lisez cet article de Demain La Terre: Réemployer les matériaux de chantier, un enjeu d’avenir!

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